
C’est à Lisa Portelli, lauréate du prix Paris Jeunes Talents 2010, qu’est revenu hier soir l’honneur d’ouvrir le Festival Fnac Indétendances 2010 qui se déroule du 23 juillet au 14 août sur l’esplanade de l’Hotel de Ville de Paris. Se présentant sur le pouce, dans une formation réduite à son stricte minimum, guitare électroacoustique voix, la jeune femme, toute de noire vêtue rehaussée par quelques franges dorée, a tout simplement fait souffler un vent de fraîcheur sur la capitale, notamment en interprétant son hymne « Animal K ». Alors que l’alternance des rayons du soleil et des nuages nous faisait craindre le pire, La Maison Tellier lançait un message de fraternité « Aime ton prochain comme toi même » présentant au public les titres folk western de leur dernier album, « L’art de la fugue ». Le combo expliquait que pour jouer dans le groupe, il y avait deux critères majeurs à respecter, « Avoir la classe et s’appeler Tellier », tout simplement.
Et de classe, il était en effet question, lorsque malgré l’apparition des gouttes, l'ambiance restait particulièrement poussiéreuse lorsque le groupe se permettait une splendide reprise western d’Ennio Morricone, permettant ainsi au maire de Paris d’humer incognito l’accueil réservé à ses hôtes. Les Telliers finissaient alors leur set par leur désormais célèbre « Suite royale », belle image, tant l’Hotel de Ville était alors grandiose lorsque la nuit commençait à tomber. Après un interlude humoristique visant à prévenir les risques auditifs auprès du public, séquence réalisée avec talent par le Duo Garnier et leur désormais incontournable « Chanson de bouchons d'oreille », le voyage musical dans l’ouest américain se poursuivait par la prestation de souriante et remarquée de Féloche, l’artiste aux multiples facettes se présentant comme un le l’instigateur du mix punk ukrainien et électro cajun, une véritable trouvaille à redécouvrir sur l’album « La Vie Cajun ».
Mais cela n’était que le début. L'ambiance devenait soudainement torride et étrangement langoureuse lorsque la fameux Bazbaz enflammait l’assistance au son de son reggae des plus suggestifs, nous délivrant tubes sur tubes et notamment quelques extraits de son dernier opus, « La chose ». Entre moiteur et humidité, la fête était au rendez-vous, et ce n’est pas la bassiste du dit artiste qui allait nous aider à nous rafraîchir tant ses mouvements étaient exquis. Le bouquet final était donné par l’artiste Belge de renom, sans doute le plus talentueux de ces vingt dernière années, à savoir Arno, qui malgré un pas hésitant, sans doute le résultat d’un début de soirée festif, réussissait à emballer le public en lui présentant un répertoire accès principalement sur les titres son dernier album, « Brussld ».
Tout cela nous faisait dire que la Fnac avait une nouvelle fois réussit son pari de faire découvrir gratuitement au public parisien et aux touristes de passage, une multitude de talents dans un cadre exceptionnel. Une expérience à ré-éditer dés ce soir avec, entre autre, Arpad Flynn, Pamela Hute, Vismets et une Carte Blanche prometteuse à JP Nataf, l’ex chanteur des Innocents. A ce soir donc sur Paname …
Jean-Charles Didiot le 24 juillet 2010
|
Revues de Concerts d'Artistes Francais |