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Les Négresses, apparues à la fin des années 80, ont eu envie de faire le point en ce début de millénaire. Plutôt que de sortir un vulgaire ”best of” ou un enregistrement de concert (déjà fait dans leur cas), ils ont ré - enregistré leurs chansons en live. En live, c'est - à - dire en jouant tous en même temps. Et, ce qui est un peu plus surprenant, en acoustique. Mais un enregistrement sans public : clubbing donc. Une sorte de show case intimiste et décontracté, mais pas dans les rayons d'une grande surface culturelle. Un bœuf dans un studio d'enregistrement. Est-ce parce que les compils de lieux (comme celles de Claude Challe) nous ont habitué au down tempo que les Négresses nous rejouent leurs chansons façon ”je me la coule douce” ? Toujours est-il que c'est très bon, et que la prochaine fois qu'on fera une sauterie, on laissera ”Buddha Bar” et ”Nirvana Lounge” au placard. Cet ”Acoustic Clubbing” fera fort bien l'affaire. et en plus, on pourra danser, et peut être que les filles rouleront des hanches sur ”Leila.” Après avoir été remixés par Massive Attack (quel honneur) il y a quelques années, les Négresses se remixent eux même : ambiance swing, les musiciens s'écoutent jouer. Résultat : des chansons allanguies, qui tranchent singulièrement avec l'ambiance baloche, accordéons et flonflons de leurs débuts. L'accordéon est toujours là, mais moins en avant, plus lent, donc plus mélancolique Façon Astor Piazzola plus qu'Aimable et Son Orchestre donc. Alangui mais pas mort de fatigue, cet album qui fleure bon le soleil va réchauffer nos rudes soirées d'hiver ...
Jean-Charles Didiot le 17 août 2001
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Critiques de Disques - Chroniques d'Albums |
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