Interview de Naïve New Beaters

Résumé : Découvre l’interview de Naïve New Beaters, une interview Rock’n’France publiée le 27-04-2010, ainsi que l’avis des internautes sur celle-ci. A ton tour, laisse un commentaire. Pour t’aider dans ton jugement, tu as la possibilité de découvrir un clip vidéo associé à cette rencontre exclusive avec Naïve New Beaters …

Après une partie de tennis en compagnie de son compère Eurobelix, David Boring revient avec nous sur le succès des Naive New Beaters (NNBs) : « Wallace new edition » à venir (le 3 mai 2010), tournée des festivals, 2ème album, … Entre le sérieux et la déconne, la frontière est souvent facile à franchir…

Bonjour David. Depuis maintenant 1 an, les NNBs ont du succès. L’album « Wallace » marche bien, vos concerts sont sold out. Beaucoup de gens vous aiment. Comment expliques-tu cela ?

David Boring : C’est difficile à dire… Parce qu’on est trop des bogosses !… En fait, je n’ai pas trop d’explication. C’est vrai qu’en live ça marche bien. Les concerts sont toujours cool. On a rarement eu des gens qui ont voulu se faire rembourser la place.

Peut-être que la musique « pop rappée avec des sentiments chaloupés » plait au public ?

D.B : Oui, ça plait.

Justement, d’où vous est venue l’idée de faire ce genre de musique ?

D.B : C’est pas vraiment une idée, c’est plus qu’on a tous les 3 des goûts un peu différents et on a essayé de faire quelque-chose qui nous plaisait. Il y en un qui veut que ce soit plus rock, ou un morceau est plus hip hop. Mais on arrive à un truc qui nous plait à tous les 3.

Grâce à cette musique vous faites beaucoup de scènes. Est-ce comme une drogue pour vous ?

D.B : Ouais, carrément ! Mais à la base on est pas un groupe de scène. Au début on disait : « mais comment on va faire pour faire des lives » ? Nous c’est plus des morceaux chez nous, à la maison. Et en fait le live a donné une autre dimension à notre musique. On a joué différemment. Et c’est un truc qui nous plait de plus en plus. Enfin moi à la base j’aime bien tout ce qui est « déconner en public ». Au final on est tous les 3 et ça marche parce qu’on s’amuse bien comme quand on fait les morceaux.

Quel a été le déclic ? Le moment où vous vous êtes dit « on va tourner en live, on va faire des albums » ?

D.B : Depuis le début ce qui nous motive c’est qu’on puisse retourner dans notre bled, à Los Angeles (David est né là-bas). C’est ça qui nous a motivé pour faire de la musique.

Et une fois à L.A, vous oublierez votre public européen et notamment français…

D.B : Ah bein non! On aura pas mal de miles et on pourra retourner quand on veut à Paris ! C’est pas un problème, t’inquiètes pas !

Avec un tel succès, vous n’avez pas trop de pression quant à la suite de votre carrière ? Vous risquez d’être attendus par vos fans…

D.B : On a toujours la pression! En plus, Eurobelix est pas mal endetté, il a fait un prêt étudiant qu’il n’a toujours pas remboursé… Et puis à un moment faudra faire un 2ème album.

Avant un 2ème album, une réédition de « Wallace » (« Wallace new edition ») est sur le point de sortir (le 3 mai 2010). Peux-tu nous la présenter ?

D.B : C’est comme un « Wallace » mais avec des « bonus Wallace » dedans ! Il y a 7 morceaux en plus. 2 inédits (« Worries » et « Snap ») qui sont 2 morceaux qu’on faisait en live de temps en temps. Il y a « Bang Bang » aussi, notre 1er morceau, qu’on a un peu refait « sauce 2010 ». Et il y a des remix qu’on avait sortis sur les EP et un remix d’Oxmo Puccino (« Tirer des traits »).

A propos de ce remix d’un titre d’Oxmo Puccino, allez-vous dans le 2ème album renouveler ce genre d’expérience, à savoir remixer des titres d’autres artistes ?

D.B : Disons qu’on n’est pas non plus des super remixeurs. Et puis là c’est plus parce que c’est une édition bonus. Sur un prochain album, c’est sûr il n’y aura pas de remix d’autres gens. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de featuring ou un truc comme ça.

Et ce 2ème album est prévu pour quand ?

D.B : Justement, on en parlait entre nous. On sait pas trop. Faudrait que d’ici la fin de l’année on ait plein de morceaux qui pourraient éventuellement faire un album. Ensuite, ça veut pas dire qu’on le sortirait l’année prochaine non plus. Le principal c’est d’avoir des morceaux qu’on aime. Le 2ème album c’est grave la pression !

Avec la succession des concerts, vous trouvez le temps de créer de nouveaux titres ?

D.B : C’est vrai qu’on est souvent en concert, mais dès qu’on est quelques jours à Paris on essaie de se pencher là-dessus. En mars par exemple, on n’avait pas accepté de concert pour avoir au moins un mois pour faire de nouveaux morceaux. Disons que c’est un peu comme quand on a fait « Wallace » : on faisait les morceaux dès qu’on avait un bout de temps. Ça n’a pas été une période de 3 mois où on s’est dit « faut faire un album ».

Et dans le groupe, qui fait quoi ? Quel est le rôle de chacun ?

D.B : Dans l’idée, on dit qu’on fait tout ensemble, même si il y aurait Martin et Eurobelix qui font un peu plus les instru et moi un peu plus les paroles. Parfois je joue de la guitare, Martin fait des beat, … On mélange un peu les trucs. C’est comme ça qu’on essaie d’être contents tous les 3 sur un morceau.

Arrête-moi si je me trompe mais dans les NNBs on peut dire qu’il n’y a pas 1 leader qui dirige un peu tout?

D.B : Non, c’est vraiment ça. Il n’y a personne qui a l’autorité de l’autorité. Il y a un leader, un président et un directeur et ils sont tous les 3 au même niveau.

On parle depuis tout à l’heure de David Boring, Martin Luther BB King et Eurobelix. D’où vous viennent ces pseudos ?

D.B : C’est venu biologiquement. C’est nos parents, issus des hippies, qui ont trouvé drôle de nous appeler comme ça. Et puis parfois on me dit que ça me va bien mon nom (« boring » signifie « ennuyeux » en anglais), surtout quand on veut que j’arrête de parler en fait.

Tu sais que tu as un homonyme ? Un personnage de BD qui s’appelle David Boring lui aussi ?

D.B : Oui, il y a un mec de BD qui nous a copié, c’est du plagia. On a mis notre tribu d’avocats sur le coup. Ils vont le faire couler, t’en fait pas !

Ce personnage est à la recherche de la « femme parfaite ». C’est aussi ton cas ?

D.B : Non, pas vraiment. Je l’ai déjà trouvée, c’est ma maman ! … C’est une jolie réponse non ?…

En même temps, il faut dire qu’avec le look que vous arborez cela ne doit pas être évident de plaire aux filles…

D.B : Il n’y a que les gens qui s’habillent comme nous à qui on plait. Donc ça fait pas beaucoup en fait… Il y en a un peu plus en Roumanie et en Pologne. (rires) Dès qu’on en trouve une, on la lâche pas.

J’ai lu sur le net que le seul à tirer son épingle du jeu avec les filles c’est Eurobelix… Tu confirmes ?

D.B : Ça c’est des rumeurs qu’il essaie de faire courir sur internet, mais il vaut pas un clou ! Il a fait un smack une fois, ça compte pas ! En plus on a jamais pu vérifier.

1 seul smack ? Le bilan est maigre…

D.B : On a vu un sein à Solidays. Mais pas 2 ! Ça m’a même déconcentré, j’ai raté mon couplet de « Live Good » !

Plus sérieusement, je parle avec toi depuis quelques minutes mais j’ai l’impression que je ne connais pas grand-chose sur toi. Les NNBs semblent garder une part de mystère. Or, dans l’album « Wallace » il y a une chanson qui s’appelle « Boring David » qui dit « mon père était un producteur de cinéma et j’ai toujours voulu être acteur, … ». Est-ce autobiographique ou pas du tout ?

D.B : Disons que c’est couci couça, il y a un peu des 2. A la base c’est un peu inspiré d’un fantasme que j’avais quand je vivais aux Etats-Unis. Je vivais à LA et c’est marrant parce que à LA tu demandes à n’importe qui, ils ont tous été acteurs ! C’est un peu de ce truc que je me rappelais quand j’étais petit.

Et finalement, tu n’es pas acteur mais chanteur. Tu estimes que tu as réussi ou tu entretiens toujours ce fantasme ?

D.B : Au final, c’est mieux ! En plus je voyage beaucoup plus ! En fait, j’ai toujours bien aimé me mettre en scène, faire le con. Au début, je me sentais pas bien. J’adorais la musique. J’ai fait 2 ans de piano : j’y comprends rien ! J’ai fait 5 / 6 ans de guitare : j’y comprends rien ! Au final, je me suis dit que le truc le plus marrant c’est de faire des tournées, faire de la musique.

Et puis tu as fini par trouver 2 amis à Paris et vous avez monté les Naive New Beaters. Vous voyagez pas mal en France, en Europe, et bientôt aux Etats-Unis…

D.B : On a déjà fait quelques dates à NY mais on a pas encore entamé le processus de conquête des Etats-Unis. On est en train de dérouler tout ça tranquillement. On prend le temps de bien s’installer en Europe. L’album sort en Angleterre en juillet et cet été on sera dans plusieurs festivals un peu partout en Europe…

David, je te laisse le mot de la fin pour les fans.

D.B : Déjà, on va essayer de pas vous décevoir. Et puis Happy Wallace à tout le monde !

Remerciements à David Boring et à Audrey (Cinq7).

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