Interview de Alan Corbel - 02-11-2009Résumé : Découvre l'interview de Alan Corbel, une interview Rock'n'France publiée le 02-11-2009, ainsi que l'avis des internautes sur celle-ci. A ton tour, laisse un commentaire. Pour t'aider dans ton jugement, tu as la possibilité de découvrir un clip vidéo associé à cette rencontre exclusive avec Alan Corbel ... ![]() Il est toujours intéressant de rencontrer un nouvel artiste, d’autant plus si celui-ci semble être des plus prometteur. C’est donc à l’occasion de son passage au Splendid de Lille, en première partie de Miossec, qu’Alan Corbel se dévoile, tout en nuance, en subjectivité. En effet, calme et souriant, il se dégage pourtant de ce rennais des tempêtes et des vagues, des tourments et des rebondissements qui font certainement toute la richesse de ses compositions. Il s’en dégage l’intelligence du cœur, de son regard une force mise au service de l’émotionnel. A l’image de son récent EP, Alan nous emmène loin, suivons le à pas feutrés…
Bonjour Alan. Vous êtes un artiste qui débute, nous ne connaissons que peu de choses à votre sujet, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ? A.C: Oui, donc, je m’appelle Alan Corbel, je fais plutôt de la musique folk en anglais et je viens de sortir un premier EP quatre titres réalisé par Edith Fambuena qui est en vente digitale sur le net. Puis là, je suis Miossec pour sa tournée, je fais ses premières parties. Comment s’est faite cette rencontre avec Miossec ? A.C: Elle s’est faite par l’intermédiaire de mon éditrice. Il a reçu mes premières maquettes, en les écoutants il a plutôt accroché. Ensuite il y a eu cette proposition de première partie que j’ai vite fait d’accepter. C’est un honneur, presque une reconnaissance… A.C: Ah oui, c’est sur ! En plus, c’est quelqu’un que j’écoute depuis longtemps. J’aime vraiment beaucoup son écriture, je la trouve vraiment très forte. C’est un réel plaisir. Un plaisir oui, mais faire la première partie d’un personnage comme Miossec doit, quelque part, mettre une certaine pression… A.C: Un peu, forcément. On sait qu’on va se retrouver devant un public qui aime la chanson de qualité, on peut s’attendre à ce qu’il soit exigeant. Ca met la pression mais en même temps c’est plutôt encourageant. Un public qui aime particulièrement la chanson française, hors, vous chantez en anglais… A?C: Oui, c’est forcément un challenge ! Chanter en anglais, de plus je suis tout seul sur scène… Pas de musiciens ? A.C: Là, sur la première partie de Miossec je suis en solo. Dans votre bio, nous apprenons que vous aimez particulièrement écouter les autres. La position d’interviewé ne vous met pas mal à l’aise ? A.C: C’est un petit peu particulier puisque c’est nouveau pour moi. Après, le sens de cette phrase là était surtout dans le fait que quand je travaille avec les gens ça se fait souvent suite à une rencontre, un échange et qu’avant de se mettre dans une position de travail et de création il se passe des aventures humaines. Les autres vous inspirent, est-ce que vous vous découvrez en eux ? A.C: Ce que je découvre, c’est la capacité à faire des choses très différentes que je n’aurais pas pensé faire avant. Quand on me demande d’écrire ou de composer pour d’autres personnes, forcément je suis obligé, pas de vraiment me mettre dans leur peau mais, d’écouter longuement ce qu’ils ont pu faire avant essayer de les découvrir davantage. J’imagine, comme quand on écrit un papier sur quelqu’un il faut s’imprégner de la personnalité de l’autre, être en phase de recherche. Après, ce qui est aussi intéressant, c’est de les guider vers un truc auquel ils n’avaient pas forcément pensés. Vous aimeriez que l’on vous remarque pour votre singularité, n’est-ce pas contradictoire avec votre besoin de vous imprégner des autres ? On y trouvera toujours, plus ou moins des influences… ? A.C: Je pense que dans chaque phase créative on est forcément un peu imprégné de tout ce que l’on a écouté, vu, durant toutes ces années. On prend forcément un peu de tout cela. Après, aimer et écouter, faire des choses pour eux ça me permet aussi de m’échapper un peu de mon projet personnel et de partir. Enfin, c’est presque des projets pour lesquels si c’était pas marqué Alan Corbel ça pourrai être la même chose. Le plaisir est juste de faire des choses différentes et de découvrir des nouvelles personnes. Avant la pratique des instruments, vous vous intéressiez à leur façonnage. Est-ce que ce serait une manière pour vous d’explorer d’autres sens ? A.C: Ce qui me plaisait vraiment dans la fabrication d’instrument c’était tout le côté manuel, tactile. C’est très sensuel dans le toucher, il y a cela dans certaines musiques, on ressent la matière. Ce n’est pas les mêmes sens qui sont mis en éveil mais ça peut évoquer les mêmes sensations malgré tout. Une sensation extrême de matière dans le son et finalement je trouve que cela se complète assez bien. Vos divers métiers (cuistot, luthier etc) semblent d’ailleurs confirmer votre recherche du sensitif et de l’humanisme. Ceci démontre chez vous une certaine cohérence… A.C: Il y a un échange avec les gens puis, il y a aussi, dans toutes ces choses là une mise en éveil des sens. Vous dites que seule la musique parvient à vous sédentarisez. Celle-ci est pourtant réputée pour inciter à l’évasion… A.C: Oui, j’ai toujours vécu comme ça, en mouvement. C’est quand même un élément qui aide à la création le fait d’être toujours en mouvement, ça aide vraiment à s’inspirer, à créer, à écrire. Après, il y a des phases aussi ou il faut savoir se poser, mettre tout ça en forme et faire aboutir les choses. « Muse » et son envolée lyrique pourrait faire penser au film « Burdy »… A.C: Je n’y avais pas pensé (sourire) Pourquoi pas… (sourire) La poésie de Rimbaud vous aurait beaucoup imprégnée. Est-ce que vous lisez beaucoup, la lecture vous sert-elle de support ? A.C: Je lis beaucoup quand je suis en voyage, quand je suis en mouvement. J’ai plus de facilité à lire un livre dans une ville que je ne connais pas, à la terrasse d’un café où je suis rarement, qu’enfermé chez moi. Qu’est-ce que vous inspire cette phrase ? La musique repose sur l'harmonie entre le Ciel et la Terre, sur la coïncidence du trouble et du clair. Hermann Hesse «Extrait de Narcisse et Goldmud » A.C: Ha, c’est étrange… Je parlais de ce livre là avec un copain hier soir… Tiens donc… A.C: C’est pareil dans l’écriture qu’elle soit poétique, musicale ou que ce soit la composition pure. Je crois qu’il y a tout un mélange de choses contradictoires qui font que ça fonctionne. On ne peut pas faire exister quelque chose sans son contraire finalement. Il y a besoin de tout ça pour qu’une chanson fonctionne. Il y a aurait un album qui devrait sortir en 2010, vous appréhendez ? A.C: J’ai plutôt hâte après toutes ces années à faire de la musique avec différentes personnes. Ca va être un accouchement un peu particulier que le tout premier album, mais j’ai vraiment hâte que ça arrive. Ca va être une étape importante je pense dans ce tout début de carrière on va dire. Vous avez un peu l’expérience de la scène avec le duo Megalux. Comment l’abordez-vous en solo ? A.C: Ces dernières années j’ai fais quelques dates solo. Après, c’est vrai que j’ai beaucoup joué avec des invités et là, me retrouver tout seul, ça m’a aussi demandé de repenser ma musique parce qu’on sort tout juste de studio où on a enregistré le quatre titres. Ce quatre titres a été enregistré avec des musiciens, arrangé, alors que le fait de se retrouver tout seul… Là, il y a eu une petite résidence au Café De La Danse qui m’a permise de réfléchir à tout ça, de remettre en forme les choses pour cette formule solo. C’est aussi un petit moment introspectif intéressant… Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon concert et un bon accueil A.C: Merci beaucoup Patricia Ritz le 02-11-2009 Liens en rapport avec Alan Corbel
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