Critique de l'Album de Ghinzu - Mirror Mirrorcritique du disque - chronique de l'album de Ghinzu - écouter album |
Critique de l'Album - Chronique du DisqueRésumé : Ghinzu - Mirror Mirror. Critique de l'Album, chronique du Disque. « Lille, mon Amour, je n’ai jamais autant joué de toute ma vie. » Deux, trois, quatre rappels n’auront pas raison de la tornade Ghinzu. Un méchant cyclone s’abat sur Lille. De ceux qui détruisen ...
![]() « Lille, mon Amour, je n’ai jamais autant joué de toute ma vie. » Deux, trois, quatre rappels n’auront pas raison de la tornade Ghinzu. Un méchant cyclone s’abat sur Lille. De ceux qui détruisent tout sur leur passage. John Stargasm est un taré. Tenez le vous pour dit. Après une première partie (Soldout) qui a chauffé à blanc un Aeronef plein à craquer, Ghinzu va déverser son rock qui ne fait jamais dans la demi-mesure. Le piano est en place, John attaque les premières notes de Mother Allegra avec envie. Lentement, la pression monte sur cette intro grandiloquente. Mirror Mirror est l’étincelle qui fait exploser la salle. Plus de deux heures durant, la pression ne retombera pas (ou à quelques très rares exceptions, durée exceptionnelle oblige). La musique du groupe est à même de retourner n’importe quelle place forte. On se souvient du concert du Main Square 2009 ! Où comment se mettre en poche 10000 personnes en deux temps, trois mouvements… Ghinzu retourne les cerveaux et pousse les fidèles à l’étourdissement. Ce n’est pas Dream Maker qui calmera l’assistance, ce soir. Rarement, une telle fougue n’a été observée en concert. Vertigineux. Il faut voir ces corps se mélanger et se percuter. Le slam est hissé au rang d’œuvre artistique. Une blonde peu farouche participera à ce théâtre de la folie, offrant ses formes et sous vêtements aux bienheureux qui l’effleureront de leurs mains chanceuses. Qui a parlé d’un live hystérique ?
Le micro passe dans les premiers rangs, comme les verres de whisky. Ghinzu livre une performance proche de la démence. John est debout sur son piano branlant. La sécurité est aux abois. Dieu que l’Aero est beau ce soir ! De vrais grands moments de complicité, un partage de tous les instants. Le groupe est porté par une assistance qui reprend en chœur des refrains fédérateurs. Et que dire de Do You Read Me ? Mille fois entendu, mille fois apprécié, le morceau gagne encore en classe, live. John et sa belle gueule de mauvais garçon jouent la nonchalance. Un Dutronc sous acide. Le groupe aligne les tours de force. La reprise de Twist And Shout plume tout le monde après le coup de sang sur Do You Read Me. ‘Til You Faint aurait pu marquer l’arrêt des hostilités. Impossible d’aller plus loin dans la confusion mentale. A moins de ne pas en revenir. Et pourtant… Dracula Cowboy, Je t’attendrai (énorme) et Blow terminent le travail. Des bons hommes en blanc pourraient alors nous ouvrir les portes d’une ambulance rigolote qu’on les suivrait volontiers. Gné !
Noesis. Noesis le 23/11/2009
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