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![]() Septembre 2007, « In loving memory of a dead rock band » propulse sur le devant de la scène française le jeune quintet francilien Ed-Äke comme relève toute trouvée à un stoner français en perdition. Le tout est efficace et le succès pointe le bout de son nez avec notamment une tournée en compagnie de Superbus, Aqme ou Madina Lake. Deux saisons qui auront permis à Dym et ses partenaires de s’affirmer sur scène grâce à leur rock ultra efficace influencé des Queen of the Stone Age, aux quelques accents grungiens.
Surprise cependant lorsque le combo dévoile de nouvelles compositions au printemps dernier, en marge de leur concert à la Maroquinerie ; en tête d’affiche cette fois. Des nouveaux extraits un brin décevant pour les fans de la première heure mais, espoir quand tu nous tiens, c’est bien de l’album qu’il faut se délecter avant de se permettre un jugement ferme et définitif. Un opus justement que l’on attendait d’abord début 2009, à la rentré 2009 puis avec la nouvelle année mais c’est finalement le 8 mars 2010 que nous retrouverons « Decadence and Poetry » dans les bacs.
Treize pistes toutes en anglais bien sûr et un tournant musical que l’on ne peut guère ignorer. La seconde piste, « Show down in Pieces » marque sans conteste la ligne directrice de cet album, le tout se veut plus technique, plus assagie mais pas moins rock’n’roll. C’est plus précisément de la plus stricte tradition du hard-rock que l’on se rapproche avec de palpables influences chez les Guns’n’Roses, pour ne citer qu’eux. Finalement, l’impression est donnée que les jeunes gens se sont calmés, ont muris et ont dorénavant à cœur de démontrer leur talent par des compositions ô combien plus difficiles. Exit donc le rock abrasif et les riffs simplistes des débuts. Cependant le combo n’en oublie pas l’essentiel et l’inaltérable envie de faire remuer les foules. Pour cela ce sont les refrains puissants à deux ou trois voix qui sont privilégiés à l’image de « Cakes Cherries (goodbye yesterday) » ou « You don’t know me ». Plus profond même Ed-Äke est désormais en mesure de s’imposer un thème, une atmosphère, pour une composition et « Electric Avenue » démontrera du talent du groupe à faire passer leurs émotions tant l’électricité est palpable. (Un résultat à l’image de ce qu’avait pu nous proposer Téléphone et son « Electric Cité »). Démagogie pour s’attirer les yeux doux d’une foule de groupies ou pas, la chanson d’amour est également de la partie avec « Cry away my Love ». Un véritable hymne à l’amour avec écho et paroles significatives version romance d’échue et chagrin d’amour.
Personnellement déçu de voir s’éclipser le stoner abrasif du premier album. « Decadence and Poetry » n’est pas pour autant une déception. Le virage musical entreprit par Ed-Äke nous conduit dans un rock plus technique, plus doux et sans doutes plus personnel. Surprise, certes, mais n’est ce pas le leitmotiv des groupes de rock de sans cesse surprendre leur public ?
Thomas Lhuillery le 04 février 2010
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Titres de l'Album01 - Singing like a Rifle [Intro]
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