Critique de l'Album de Déjà Vu - Roulette Russecritique du disque - chronique de l'album de Déjà Vu - écouter album |
Critique de l'Album - Chronique du DisqueRésumé : Déjà Vu - Roulette Russe. Critique de l'Album, chronique du Disque. D’abord la pochette, superbe : plan large d’un salon somptueux, tentures, plafonds sculptés, quelque part entre Élysée et château de Versailles. De nombreux disques vinyle jonchent un pl ...
![]() D’abord la pochette, superbe : plan large d’un salon somptueux, tentures, plafonds sculptés, quelque part entre Élysée et château de Versailles. De nombreux disques vinyle jonchent un plancher soigneusement ciré. Au centre géométrique, mollement assise sur un sofa Louis XVI, jambes croisées, une belle jeune femme rousse. Revolver en main. Métaphore du titre de l’album ? Évidemment, côté barillet. Côté textes aussi : ça passe ou ça casse. Cinq chances sur six d’en sortir vivant – et digne. Deja vu, quartet lyonnais, en est à son second album depuis ses débuts en 2004 (le premier est sorti en 2006). On les a vus en première partie des Plastiscines-2007 (hélas), mais aussi d’Eiffel, Asyl et Jil Is Lucky : autant dire que, côté musique, les quatre dejavus ne sont pas manchots. Quelques preuves ici : d’abord « Remington Blues », belle rythmique pour un jeu sur le vocabulaire du polar, un sympathique best of, tout comme le single « Alison Gray », portrait de fille qui s’emballe joliment après trente secondes (on pense à du Voulzy sous stéroïdes anabolisants : c’est donc plutôt réussi). Ailleurs, l’ascendance assumée des Kinks fait penser aux Innocents, malheureusement sans la déstabilisation textuelle de ces derniers : écouter « Je suis le ventre du monde », avec ruptures, chant choral et tout ce qu’il faut ; ou encore « La nouvelle Égérie », belle mélodie, paroles intelligentes… Sans oublier « 1967 », qui porte si bien son nom. Mais il y a aussi « Le Consummateur », très très attendu côté texte, « Insomnie », aux paroles trop entendues et à la musique peu inspirée ; et même « Overdose » : gros son dans l’intro, bien… Mais, quand les paroles reprennent le dessus, une certaine platitude. N’écrit pas « Cocaine » qui veut, même si la musique reste bonne. Un peu comme les BB Brunes-2007… Un bon point pour finir : il faut, à un jeune groupe de rock, une certaine dose d’inconscience bravache pour reprendre le titre de l’historique Bashung de 1979 (remember « Bijou, bijou », puis, en 1980, « Gaby oh Gaby »)… Mais Deja Vu, par la qualité de son son (essayez de le dire autrement), n’apparaît pas ici comme un nain prosterné au pied d’un géant. Juste comme un jeune homme… DANS LES BACS LE 09/11/2009 Jean-Claude Demari le 26/10/2009
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