Interview de Snow Patrol

Q : Pourquoi avez-vous décidé d’enregistrer la moitié de l’album dans la campagne irlandaise, et le reste au studio Hansa de Berlin?

R : Nous voulions un contraste entre l’environnement rural de Grouse Lodge, qui est vraiment au milieu de nulle-part, où nous avons été séquestrés pendant sept semaines, et la vie urbaine effrénée. C’était un changement complet de rythme. Après six semaines passées à Grouse Lodge, aussi idylliques qu’elles aient été, nous commencions à stagner. En plus, notre producteur, Jacknife Lee, avait toujours voulu travailler à Hansa, et nous connaissions l’histoire des lieux, avec Bowie et toute la clique Krautrock des années 1970. ça nous a donné l’occasion de faire d’une pierre plusieurs coups.

 

Q : Avez-vous trouvé que vous faisiez des musiques très différentes dans les deux studios que vous avez utilisés ?

R : Il y avait assurément une attitude et une énergie très différentes à Berlin. Nous avions déjà enregistré en ville. Nous avons fait Final Straw à Londres, mais comme nous connaissions tellement bien cette ville, ça n’était pas particulièrement stimulant. Alors que Berlin représentait une nouvelle aventure. C’est un endroit incroyable et ça a eu un effet galvanisant sur le disque. C’est là que la plupart des chansons ont commencé à avoir un sens pour nous.

 

Q : Berlin était-elle l’objet du single, « Take Back The City »?

R : Et bien, croyez-le ou non, elle a été écrite à Grouse Lodge, et c’est une chanson inspirée par Belfast! Mais son âpreté vient de Hansa et de Berlin.

 

Q : En ce qui concerne le son, c’est un album très différent des deux derniers…

R : Oui, absolument. Nous avons passé trois ou quatre semaines dans les deux studios de Hansa, Hanza Ton et Hanza Platz. ‘Platz’ est celui où tous les grands enregistrements des seventies ont été faits et ‘Ton’ est situé deux étages plus bas, c’est généralement un studio consacré à la dance et à l’electro, c’était donc l’endroit parfait pour que Jacknife laisse libre cours à son imagination. Hansa Platz a conservé beaucoup de son vieux matériel. On ressent très fortement qu’une page importante de l’histoire de la musique y a été écrite. Mais c’est aussi un endroit relaxant pour travailler, parce qu’il y a beaucoup de fenêtres, beaucoup de lumière naturelle et une super énergie.

 

Q : L’énorme succès de votre dernier album, Eyes Open, a-t-il eu une incidence sur la façon dont vous avez abordé A Hundred Million Suns?

R : Je ne pense pas vraiment, autrement qu’en faisant partie du processus qui fait qu’en tant que groupe, nous nous sommes améliorés en ce qui concerne le travail en studio. Nous n’aimions pas du tout enregistrer. Je pense que cette dernière expérience a été notre plus heureuse. Nous avons vraiment fait le disque que nous avions l’intention de faire. Jonny, Nathan et Tom ont vraiment travaillé dur sur leurs instruments pour arriver là où nous avions besoin d’aller. Pablo est déjà un musicien très doué pour de nombreux instruments et j’ai passé plus de temps sur mes textes, je les ai revus de façon plus soigneuse que je ne le faisais auparavant, alors je pense qu’à nous tous, cette fois-ci, nous étions une formation musicale beaucoup plus forte. Jacknife s’est éclaté. Je pense qu’il va retourner là-bas avec d’autres groupes.

 

Q : Sentiez-vous que sur cet album vous deviez avoir un hit qui rivaliserait avec « Chasing Cars » ?

R : Nous adorons cette chanson et la liberté qu’elle nous a donné, mais ce que nous avons essayé de faire, cette fois-ci, c’était d’utiliser cette liberté de façon judicieuse plutôt que de nous pointer avec une autre chanson du même genre. Ça n’aurait eu aucun intérêt de revenir sur nos pas. Ça aurait été prudent, mais nous voulions faire un album qui serait un challenge, d’un abord plus difficile, pour nous et pour l’auditeur, que tout ce que nous avions fait auparavant. Eyes Open n’aurait pas pu contenir un morceau de 16 minutes comme « The Lightning Strike ». C’était une réaction positive à « Chasing Cars ».

 

Q : Où avez-vous écrit les chansons de cet album?

R : J’écris tout le temps. Nous avons choisi les vingt chansons que nous voulions enregistrer quand nous sommes allés à County Galway, et que nous avons habité dans une maison au bord du Lough Corrib pendant six semaines. Puis nous avons déménagé à Grouse Lodge

 

Q : Que pensez-vous de vos textes sur ce disque ?

R : C’est la première fois qu’on est si près de la date de sortie et que je ne veux pas changer quelque chose! Je pense que ce sont les meilleurs que j’ai écrit. J’ai essayé d’aborder plus de sujets cette fois-ci. Tous les autres albums parlaient principalement de ruptures.

 

Gary Lightbody à propos de A Hundred Million Stars, CHANSON PAR CHANSON

1 « If There’s A Rocket Tie Me To It » (S’il y a une fusée, qu’on m’y attache)

C’est un disque d’amour plutôt qu’un disque de rupture, mais aussi merveilleux que ça puisse être, c’est placé dans le contexte d’un monde qui est aussi terrifiant que beau. C’est pourquoi beaucoup d’images se réfèrent à l’espace. Comme dans ‘get us out of here’ (sortez-nous de là). Je ne pense pas que nous soyons condamnés, mais les ténèbres sont là, menaçantes, au-dessus de moi plutôt qu’en moi.

 

2 « Crack The Shutters » (Ouvre les volets)

C’est la chanson d’amour la plus pure que j’aie jamais écrite. Encore plus que « Chasing Cars ». Elle parle de s’abandonner avec délices et émerveillement à la beauté de quelqu’un qu’on aime de tout son cœur.

 

3 « Take Back The City » (Reprenez la ville)

Elle a été inspirée par Belfast et l’Irlande du Nord en général mais ça peut être au sujet de n’importe quelle ville et de la relation que chacun entretient avec l’endroit d’où il vient. Ça parle des raisons pour lesquelles j’ai grandi en ne comprenant pas bien mon pays et des raisons pour lesquelles je l’aime tant aujourd’hui. L’endroit d’où nous venons (et c’est parfois simplement en le repoussant) a un grand impact sur le type de personne que nous devenons.

 

4 « Lifeboats » (Canots de sauvetage)

Griff Rhys de Super Furry Animals est un de mes héros, c’est un maître des images abstraites et pittoresques et je suppose qu’il m’a inspiré la façon dont j’ai approché « Lifeboats ». Mes chansons passées étaient très enracinées dans le réel mais sur ce disque je me suis finalement éloigné de ce style, je me suis tourné vers mes rêves et j’ai légèrement déformé les images plutôt que de m’appuyer sur des détails spécifiques. Celle-ci, c’est un rêve que j’ai fait d’un arbre qui s’étendait comme des veines dans toutes les directions, vers le haut et vers le bas, à l’intérieur et à l’extérieur, et finissait par ressembler à de la glace noire craquelée. Vu d’au-dessus, ça dessinait la forme de mon corps et de quelqu’un d’autre, ce qui était un peu effrayant. Normalement, j’oublie mes rêves, mais j’ai noté celui-là.

 

 

5 « The Golden Floor » (Le plancher doré)

Les paroles sont explicites, c’est une chanson d’amour, mais les arrangements sont inhabituels. Ça a commencé avec moi à la guitare et au chant, et puis Jacknife a rajouté par-dessus cette batterie bizarre, ce qui voulait dire qu’au niveau du son, nous pouvions aller dans des endroits où nous n’avions jamais été auparavant. Le claquement de la caisse claire sur le refrain est produit par une plante géante.

 

6 « Please Just Take These Photos From My Hand » (S’il vous plaît, retirez-moi ces photos des mains)

C’est une anomalie sur ce disque, en ce sens que ça pourrait être interprété comme une chanson de rupture, mais c’est en fait au sujet de ma vie passée et de ces gens dont on trimbale les visages avec soi, des photos dans des boîtes. C’est moi perdant le fil de mon histoire. Je me faisais du souci au sujet de ma mémoire pendant l’enregistrement de ce disque parce que je semblais la perdre rapidement.

 

7 « Set Down Your Glass » (Pose ton verre)

Normalement, je ne mens pas, mais il y a un mensonge dans cette chanson. ‘I painted this’ (J’ai peint cela). Je ne peins pas. Mais ça sonne bien mieux que ‘I wrote this’ (J’ai écrit cela). Et c’est moins importun comme façon de dire à quel point ce moment et cette personne sont importants pour moi.

 

8 « The Planets Bend Between Us (For You) » (Les planètes s’inclinent entre nous (pour toi))

Aussi prosaïque que ça puisse paraître, cette chanson parle de ma maison en Irlande du Nord situé dans la Belfast Lough (l’anse de Belfast) à côté d’une petite plage. Il y a quelque chose d’incomparable à se trouver sur une plage en hiver, il n’y a personne d’autre, le vent souffle en tempête, il pleut en biais, et il y a quelque chose de rédempteur à crier dans le vent. Le vers de cette chanson ‘ a hundred millions suns’ (une centaine de millions de soleils) devait tout simplement d’être le titre de l’album. Il capture l’immensité de l’univers et notre position de minuscules points au milieu. Et ça exprime le gros son du disque et le ramène à ses véritables proportions.

 

9 « Engines » (Moteurs)

Celle-ci a été écrite à Galway. C’est encore une chanson d’amour mais qui concerne deux sentiments très différents, qui sont indiqués par la rigueur du couplet et la liberté du refrain. Les paroles du couplet semblent demander, exiger, que la musique s’ouvre et explose.

 

10 « The Disaster Button » (Le bouton désastre)

ça parle de perdre le contrôle de soi-même, aussi simplement que ça, vraiment. Je ne glorifie rien, c’est plutôt le contraire. Le personnage féminin est l’archétype du cool, du calme, qui aspire à quelque chose. Toutes les femmes dans mes chansons tendent à être comme ça, puisque c’est très souvent moi qui suis le contraire.

 

11 « The Lightning Strike » (La foudre frappe)

ça a été écrit en trois parties. Nous ne pouvons pas écrire une chanson de seize minutes juste comme ça, parce que ça demande un état presque zen pour y arriver sans perdre sa concentration ou devenir à moitié dingue, mais ces trois chansons marchaient si bien ensemble qu’il était évident qu’elles appartenaient au même morceau. Les cuivres et les chœurs de la première partie, « What if This Storm Ends », un grand moment, ont été enregistrés au studio Olympic de Londres. La section du milieu, « Sunlight », se passe au bout de la côte ouest de l’Irlande. La dernière partie, « Daybreak », a vraiment été influencée par Hansa. Elle possède ce balancement Krautrock hypnotique, et des guitares genre héroïques se pâmant par-dessus. Pour tout ça, c’est un final approprié pour le disque.

Interview de Peter Von Poehl

Ce grand gaillard nordique, imposant comme un viking mais doux comme un agneau, pourrait facilement se faire passer pour un grunge en activité mais contrairement aux apparences, la musique qu’il offre dans « Going To Where The Tea Trees Are » est d’une douceur à apaiser le plus nerveux des scandinaves. Ancien mercenaire de la scène française et plus souvent du réseau Tricatel (Houellebecq, Valérie Lemercier, AS Dragon), sa carrière a décollée à partir d’un simple 45 tours pressé en vinyle qui lui a permis de se faire reconnaître comme un artiste à part entière, et non pas comme un second couteau abonné aux fonds de scène. Véritable compte de fée qui dure maintenant sur la totalité de son album.

Cela me fait plaisir de vous voir à Lille, je trouve que cette ville vous ressemble ?

Peter Von Poehl : «C’est vrai, je me sens très à l’aise ici. J’habite à Berlin et je trouve que c’est très proche, à une échelle moindre. J’adore l’architecture des villes du Nord.»

Ca fait longtemps que vous sillonnez les salles de concerts derrière d’autres comme Burgalat ou Houellebecq, était-ce facile d’être sur le siège passager et non pas à la place du conducteur ?

Peter Von Poehl : „ C’est bizarre parce que j’ai vraiment fait attention pour éviter justement d’en arriver à penser ça…mais à un moment donné c’est plus fort que toi… L’activité d’employé dans la musique, c’est quelque chose que je fais depuis pas mal de temps. J’ai fait beaucoup de projets avec Burgalat, j’étais content de faire ça. Mais à un moment donné, j’ai eu l’idée de faire un disque à moi. Au départ je partais dans le studio où je vais tout le temps en Suède quand j’avais un peu de sous pour enregistrer 2-3 chansons avec mon pote Christopher. Il y a 4 ans j’avais un grand nombre de chansons que je trouvais magnifiques, mais qui n’ont pas trouvé preneur. Finalement je me suis rendu compte que ce n’était pas si facile de devenir artiste à part entière. Je me suis donc dis, tant pis je vais bosser uniquement pour les autres. J’adore faire ça car tu as tous les bon côtés et pas du tout les trucs chiants… et surtout on est en quelque sorte déresponsabilisé. Quand tu vois la production de disque, tu te dis que tu n’as aucune raison d’enregistrer le tien et qu’à partir du moment où tu gagnes bien ta vie derrière quelqu’un d’autre pourquoi vouloir se faire mal ? (rire)»

 

Alors pourquoi ?

Peter Von Poehl : „C’était frustrant cet échec tout de même… J’en parlais parfois à des amis, il y a un pote un jour qui m’a proposé de jouer à la guitare mes propres chansons, mais je ne voyais pas l’intérêt. C’est vrai : seul à la guitare : c’était déjà pris par des gens qui l’ont fait dans le passé et de manière beaucoup plus impressionnante que moi, je me disais qu’il vallait mieux rester sur eux que sur moi ! »

Vous étiez trop modeste ?

Peter Von Poehl : «Même pas (rire) j’étais plutôt réaliste ! finalement j’ai fait ces concerts en toute discrétion, de manière simple, c’était très flippant mais franchement je le remercie beaucoup, car cela m’a aidé à trouver de quoi mon disque allait parler, quelles allaient être les chansons et leurs styles. Il m’a fallu passer par plein d’étapes pour pouvoir arriver à sortir ce disque. Je n’avais vraiment plus d’autres choix, il me fallait tenter le truc.»

C’est une question de choix ou c’est poussé par l’écho de fans sur les blogs et sites internet musicaux qui ont entendu ce single sorti de nulle part, que tu ne destinais peut être pas aux médias et qui offre d’ailleurs le titre à ton album ?

Peter Von Poehl : „ C’est curieux quand tu penses que pour ma part je n’avais sorti qu’un 45 tours. Quand tu sais que le format vinyle est le moins compatible avec le monde d’internet et que tu te retrouves à recevoir des mails de partout jusqu’en Californie pour commander ce disque, tu ne comprends vraiment plus rien (rire). Apparemment de nombreux DJ dont les plus célèbres, avaient trouvé mon petit disque et en étaient totalement fous ! Mais j’avais déjà enregistré tout le disque avant que ce titre ne passe en radio. Cela n’a rien changé à l’idée de le faire ou pas.»

Est ce que votre disque est un doux descendant de la maison de Carl Larsson à Sunborn ?

Peter Von Poehl : „C’est marrant que tu parles d’eux, je suis assez fan de toute cette bande de peintres suédois. C’était assez violent leur rapport à la peinture, ils étaient capables de se faire du mal pour arriver à leur but. Je t’avouerais que j’ai un peu le même rapport avec la musique. Je comprends leur démarche. Ce disque est en plus la recherche en quelque sorte d’une maison. J’ai travaillé avec Vincent Delerm et son père a justement écrit un livre sur ces peintres.»

Vincent Delerm dit de vous que vous lui laissiez le droit à l’erreur, êtes vous d’accord ?

Peter Von Poehl : „En studio je fais tout pour ça. Dans le processus je fais tout pour être dans le naturel et l’instinctivité. Si ce n’est pas bien on le refait, si c’est bien on le garde. Vincent était très choqué au début. Tous ses précédents disques étaient très écrits. Moi je ne fais pas de maquette. Mes musiciens n’entendent jamais rien de la musique du chanteur avant de rentrer en studio. Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de rester des semaines à tergiverser. Pour moi ce n’est pas bon ! (rire)»

Vous ne vous voyiez pas au sein d’AS Dragon, c’était trop cadré rock pour vous ?

Peter Von Poehl : «J’étais surtout dans AS Dragon pendant leur période backing band, lorsqu’ils étaient derrière Houellebecq ou Burgalat lui même. Parallèlement je travaillais sur d’autres projets personnels. A un moment donné, ils ont voulu faire un vrai groupe. Moi je ne désirais simplement pas du tout faire ça.»

Quand on écoute votre disque, on ne sait jamais si le son est organique ou s’il est tiré d’un ordinateur ?

Peter Von Poehl : « Il n’y a pas un seul synthétiseur. En l’occurrence il n’y a que des instruments électriques et mécaniques. Sur la pochette tu vois un travail de ma sœur. C’est un dessin d’1mètre 70 et elle a vachement ce côté de quelque chose qui est à la fois industriel car les flèches sont toutes pareilles mais quand tu regardes de près tu vois quelque chose de bancal. J’aime ce sentiment de regarder quelque chose de loin qui paraît évident comme mes chansons qui font toutes 3 minutes 30, le format idéal d’une pop song à la con en premier plan, le format le plus basique et ensuite quand tu te rapproches tu te rends comptes que c’est beaucoup plus bizarre et étrange.»

 

Vous avez aussi un rapport particulier avec les cuivres, ils font ressortir le disque dans vos origines nordiques ?

Peter Von Poehl : « Au départ tous mes arrangements partaient dans tous les sens. Mais au final tout le texte parle de la même chose. J’ai un drôle de rapport avec mon pays. Je n’y vis plus mais j’y suis toujours, ce n’est pas ma maison mais je le connais hyper bien. Mon disque était une sorte de fantasme de ma patrie. Les cuivres c’est l’armée du salut suédoise, dans les mélodies tu retrouves les chants de Noël que je chantais à la choral de l’école quand j’étais gamin. Une tradition de chants populaires qui m’a téléguidé lors de l’enregistrement.»

Ce disque doit être difficile à transposer sur scène ?

Peter Von Poehl : «C’est franchement pas évident mais au final on s’en fou un peu, tu peux le jouer à la guitare ou avec une tonne de monde. Dans la tournée là avec Phœnix c’est une petite formation à 4 : bassiste, saxophoniste, un organiste et un batteur et moi bien sur (rire).»

 

Le Mummenschanz (musicien bouffon itinérant) est-il satisfait aujourd’hui ?

Peter Von Poehl : «Au départ je voulais appeler le disque de cette manière. C’est un peu Dylan. C’est hyper sain comme démarche de savoir que ce n’est que de la musique et qu’il n’y a pas d’enjeux primordiaux derrière mais juste de bonnes chansons.»

En concert le 20/10 à Lille : Maison Folie Wazem ( + Phoenix )