Critique de l'Album de Bikini Machine - Full albumcritique du disque de Bikini Machine - chronique de l'album de Bikini Machine - écouter l'album de Bikini Machine - Nouvel Album de Bikini Machine - Album Review - Chronicle - Reseña del Álbum - Crítica - Crónica |
![]() Trop de boulot en fin d’année et l’on rate The Full Album, l’un des disques les plus excitants et les plus rafraîchissants de l’an 2009 : pour leur quatrième album en neuf ans de scène, les Rennais de Bikini Machine tiennent enfin ici l’album qui va leur permettre de sortir du statut agaçant de « secret le mieux gardé des rock critiques »… Bref retour en arrière : les Bikini Machine, malgré leur nom primesautier, n’ont rien à voir avec, disons, « L’amour à la plage » des Niagara, débutants rennais de 1985. Les Bikini Machine sont, au contraire, une heureuse résurgence des Skippies, qui avaient commencé à faire entendre leur voix aux Transmusicales de Rennes en 1990. En 2007, on a entendu sur quelques bonnes radios le morceau le plus médiatisé du troisième album de Bikini Machine, la plaisante et gainsbourienne « Pharmacie Anglaise ». Dans The Full Album, l’auditeur a droit au second tome de la saga, sobrement intitulé « Où vont les cons ? » : un excellent morceau, délicatement cynique, qui lance un clin d'œil appuyé à Gainsbourg et Dutronc, qui n’en auraient certainement pas rougi ; en prime, Bikini Machine s’offre la voix de Michaël Furnon (Mickey 3D), qui a écrit les paroles de ce titre. Le second (et dernier…) titre en français, « Mister Syncope », n’est pas moins jouissif : toujours au deuxième degré, il fait penser à Katerine et aux débuts des Rita Mitsouko (« Don't Forget the Nite »-1982). Car les Bikini Machine conçoivent essentiellement leur musique comme une vigoureuse invitation à la danse. C’est constitutif de chaque titre en anglais, où se rencontrent les Kinks et d’énergiques rythmiques synthétiques : thème posé dès le début avec « Good Morning », intro énergique, agréable fusion d'électro et de rock vintage, qui rappelle, en plus sale, la démarche de Blur époque « Girls & Boys »-1994 ou « Crazy Beat »-2003. Ou encore avec « Get Down », fait pour danser jusqu'au bout du souffle. On ne peut pas non plus s’arracher à « Submission », à « Sing On It », et surtout à « Boxful of Spranks », au rythme dément et à la voix qui swingue méchamment : l’électrorock dans toute son ampleur. Waouh ! Il faut dire que cet album s’est baladé entre les mains de plusieurs sorciers vaudou de la production comme Jon Spencer (celui de Blues Explosion), qui en a accentué l’aspect sauvage, mais aussi Ian Caple (Tindersticks, Bashung), qui avait déjà produit l’album de 2007 de Bikini Machine, Daily Music Cooking. Nous avons gardé pour la bonne bouche « Strange Day » et ses agréables réminiscences des groupes britanniques millésimés 1967, comme Procol Harum (un rapprochement mélodique peut se faire avec « Conquistador »). Au total, The Full Album est extrêmement varié, très agité, très intelligent : en un mot, il procure un plaisir intense. Rock and roll au sens premier de ces mots… Sorti le 19 octobre 2009 chez Platinum. Jean-Claude Demari le 22 février 2010
Les réactions / Les Commentaires
Dernier groupe connectéAnnuaire des groupes de rock.
A lire également sur Bikini MachineInterviews, discographie, chroniques d'albums, news
Le Buzz ou les articles les plus populairesDécouvre les fiches, chroniques, interviews, news, revues de concerts, clips vidéos, galeries de photos les plus consultés lors des dernières 24h00. Pense à voter pour ton groupe, ton album ou ton clip vidéo favoris au ROCK'N'TOP ...
|
Rock'n'France 1999 - 2010 © Tous droits réservés | CNIL N° 1150338 | Directeur de la Publication - Jean-Charles Didiot - 77220 Tournan-en-Brie